Mona Trad Dabaji

MONA TRAD DABAJI

Mona Trad Dabaji graduated from the American University of Beirut, just as the civil war broke out in Lebanon. She currently lives and works in Beirut, where she has been teaching painting since 1993. Mona Trad Dabaji has exhibited in Lebanon, France, Jordan, the United States and The United Arab Emirates.

Her first milestone in her career was in 1992, when she held her first exhibition « Beyrouth, ville fantôme » (Beirut, The Phantom City), portraying the shattered city center of Beirut…

Ever since, all her work revolves around one recurrent theme: Lebanon, its traditions and culture. Throughout her personages, mainly Lebanese women, she succeeded to convey with great precision this multifaceted and complex culture.

Determined to wipe out the last shadows of war, she collects old doors & windows – saved from demolition wreckages – and uses them as a support for her paintings, granting them a chance of rebirth in new interiors.

Her exhibition in 2008, « My land is not for sale », confirms even more her constant allegiance to this devastated land of hers as well as her persistent fight against the cruel fatality of destruction that seems to be hitting continuously & inexorably Lebanon…


Mona Trad Dabaji termine des études de Beaux-arts à l’Université Américaine de Beyrouth en 1975, au moment où la guerre civile éclate au Liban. Elle vit et travaille à Beyrouth, où elle enseigne la peinture depuis 1993. Mona Trad Dabaji a exposé au Liban, en France, au Cameroun, en Jordanie, aux Etats-Unis, et aux Emirats Arabes Unis.

« Beyrouth, ville fantôme », une première exposition en 1992 qui dépeint un centre ville à peine sorti de ses cendres, marque une étape importante dans sa carrière.

Comme un acte de foi, tout son travail gravite autour de nos traditions, de notre culture, de nos différences et de nos déchirures. C’est toujours avec le même pinceau haut en couleurs, le même trait noir qui cerne ses sujets et les mêmes aplats, qu’elle porte avec fierté le flambeau de la femme libanaise.

Pour exorciser les démons de la guerre, elle est allée chercher dans les décharges de la destruction des portes et des fenêtres pour en faire les supports de peintures prêtes à s’intégrer dans de nouveaux intérieurs et de nouvelles vies.

Et parce qu’il y a des histoires qui n’en finissent pas de se répéter et qu’une nouvelle guerre en juillet 2006 est venue cruellement nous le rappeler, son combat restera le même…De 1992 à l’exposition « My Land is not for sale » en 2008 : un même souci, un même besoin, celui de revendiquer son appartenance à cette terre…

 

Si le combat pour les droits de la femme a toujours existé en Occident ?!
Si les injustices persistent encore et que la Libération de la femme reste parfois encore un vain mot ?!
Dans nos sociétés Orientales le problème reste encore lancinant !

Et si à travers ma peinture j’ai toujours voulu exprimer mon amour pour mon pays et ma culture, le sujet de la femme reste mon intérêt premier, mon fil conducteur !

Toujours présente, toujours prédominante, quelque soit le sujet; femme à la campagne, femme au travail, femme alanguie, femme militante, femme libérée, son regard reste franc, sa détermination intacte.

Ce n’est pas d’une femme soumise que je parle, mais de celle dont on ignore la force.
La force de survivre dans des conditions incertaines, de garder le sourire quand les horizons sont bouchées et que les lendemains ne sont plus prometteurs.
Celle qui sait profiter du moment présent, du bonheur de plonger dans un livre ou de se relaxer un café à la main.
Car en réalité quelques soient nos combats, nous ne puisons notre force qu’à l’intérieur de nous même.

Mona Trad Dabaji

Through Her Lens – Mona Trad Dabaji | FAME Collective